Joaillerie

Le diamant Hope, serial killer

Le diamant Hope, serial killer

Il y a des diamants dans l’histoire qui cristallisent toutes les superstitions et ils sont rares. Dans ce domaine, le Hope bat tous les records. Après le chat noir, il arrive en tête des porte-malheur... Focus sur l'histoire de ce diamant.
Le diamant Hope, serial killer
Crédit : DR
Tout a commencé à l’époque où Jean-Baptiste Tavernier le rapporte d’Inde en 1672 pour Louis XIV. Il est bleu et énorme : 112 carats à la pesée. On raconte que Tavernier l’aurait arraché à la statue d’une déesse hindoue qui va le lui faire payer.
Les premières victimes
L’addition est lourde pour l’aventurier qui meurt ruiné et… dévoré par des chiens. Ce qui n’est rien au regard de ce qui attend les prochains destinataires en la personne de Louis XVI et de Marie Antoinette dont on connait le destin tragique.
Taillé en cœur et largement amputé de ses carats d’origine, il ne pèse plus que 67 carats quand il disparaît des radars en 1792. La légende court quand même, comme sa mauvaise réputation. Il faut attendre près d’un siècle pour le voir ressurgir encore rétréci de 20 carats afin de dissimuler son identité angoissante lors d’une vente aux enchères à Londres.
Si le diamant est allégé, la malédiction, elle continue de peser sur ses nouveaux propriétaires auxquels il est volé par leur propre fils qui se suicidera quelques années plus tard. Un cauchemar éveillé !
Une saga terrifiante
Et cela va continuer alors qu’il est acquis par le milliardaire américain Henry Philip Hope, auquel il doit son nom, et qui va évidemment faire faillite et devoir s’en séparer pour payer ses dettes.
Depuis on pourrait lister par ordre d’importance les drames qui vont jalonner son destin. Assassinat, accident de voiture, destitution, le diamant Hope fait des ravages partout où il passe de Paris au sultanat d’Abdulhamid. Une fatalité sans frontières qui finit par atteindre une riche américaine qui cumule la mort de son fils, la folie de son mari et l’overdose de sa fille.
Un bilan noir qui n’effraie pas le joaillier Harry Winston qui l’acquiert dans les années 50 mais s’en débarrasse assez vite, il faut le dire, pour en faire don au Smithsonian Institute of Washington.
Publié le 17 octobre 2019
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