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Le Centre Pompidou fait la lumière sur Dora Maar, éternelle femme de l’ombre

Le Centre Pompidou fait la lumière sur Dora Maar, éternelle femme de l’ombre

Dans l’imaginaire collectif, Dora Maar sera pour toujours La Femme qui pleure, portrait peint à maintes reprises par Pablo Picasso. Artiste mésestimée, surtout connue pour son rôle de muse auprès du maître espagnol, Dora Maar est célébrée jusqu’au 29 juillet au Centre Pompidou. Avec la plus grande rétrospective qui ne lui ait jamais été consacrée, les deux commissaires de l’exposition, Damarice Amao et Karolina Ziebinska-Lewandowska, la replace à son rang d’artiste.
Le Centre Pompidou fait la lumière sur Dora Maar, éternelle femme de l’ombre
Crédit : Portrait d’assia sur un tapis de fourrure, 1934 © Dora Maar
Une artiste aux multiples facettes
 
Durant toute sa vie, Dora Maar n’aura eu de cesse de créer. Photographe de talent, c’est elle qui apprend les rudiments de la photographie à Picasso dans les années 30. Avant de devenir irrémédiablement La Femme qui pleure, personnage défiguré au visage désespéré, Henriette Dora Markovitch, franco-croate, grandit entre Paris et Buenos Aires au début du XXe siècle.
Après avoir notamment étudié à l’Union centrale des arts décoratifs de Paris, elle ouvre son propre atelier dans les années 30 avec le décorateur de cinéma Pierre Kéfer. Elle collabore alors avec de nombreuses marques, magazines et créateurs, tels que Jeanne Lanvin ou Coco Chanel. La jeune photographe se démarque par sa parfaite maîtrise des ombres et de la lumière. Elle immortalise ses modèles avec son propre style, dont Assia Granatouroff dans une série de nus. C’est ainsi qu’elle allie durant plusieurs années photographies de mode et œuvres artistiques surréalistes. André Breton, chef de file du surréalisme, la considère d’ailleurs comme l’une de ses pairs. Tout comme ses consœurs Nora Dumas, Laure Albin Guillot ou Germaine Krull, Dora Maar fait partie de cette génération de femmes qui s’émancipent grâce à leur métier de photographe, alors en plein essor.

En 1937, un an après sa rencontre avec Pablo Picasso, Dora Maar documente le processus de création de l’un de ses chefs-d’œuvre, Guernica. Reliée à lui toute sa vie - malgré leur rupture en 1943 suite à la rencontre du maître avec Françoise Gilot -son image de muse la suit comme son ombre.
L’œuvre mystérieuse de cette artiste libre et indépendante a parcouru le XXe siècle. Elle aura expérimenté tout au long de sa carrière, en s’essayant à la peinture et à la poésie. Après sa mort en 1997, ses œuvres se retrouvent dispersées, pour être réunies aujourd’hui au Centre Pompidou.

peinture dora maar jCrédit : La femme qui pleure

Une rétrospective qui la libère de son statut de muse bafouée
 
À travers sept sections thématiques et chronologiques, l’exposition Dora Maar fait honneur à l’artiste accomplie et à l’intellectuelle libre qu’elle était. Avec plus de cinq cents œuvres et documents, la rétrospective met en relief les facettes multiples de la personnalité de l’artiste, aujourd’hui reconnue à part entière comme telle. 
L’exposition montre, en marge de ses photographies surréalistes, les peintures de Dora Maar. C’est ainsi que l’on découvre d’abord ses portraits cubistes, puis, après qu’elle se soit détachée de Picasso, ses paysages abstraits. Un véritable hommage à cette femme inventive et moderne, au véritable talent.

Dora Maar | Jusqu’au 29 juillet 2019, de 11h à 21h | Galerie 2 - Centre Pompidou, Paris
Publié le 11 juillet 2019
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