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Standard, une hôtellerie de luxe qui porte mal son nom

Standard, une hôtellerie de luxe qui porte mal son nom

Depuis 1999, chaque Standard des Etats-Unis réinvente l'hôtellerie de luxe aux antipodes de l'uniformisation et des codes convenus globalisés des chaînes concurrentes.

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  • Crédit : Nikolas Koenig

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D'extérieur l'apparat est standard, comme le nom invisible de l'établissement sur la façade d'un immeuble lambda sans charme. Vous y mettez un pied et l'ambiance rétro vous happe. Entre vintage branché et revival des années "Mad Men", le décorum captive. Quelques marches en surplomb d'un lobby ciré rouge, une immense salle enfile les tables de ping-pong, comme le millennial hipster s'enfilerait les bières et les saucisses allemandes sur le rooftop de l'hôtel, en bordure de piscine. Bienvenue dans le monde unique des hôtels Standard, qui paradoxalement rejettent toute idée d'uniformité. Depuis le premier établissement ouvert sur Sunset Boulevard, en plein coeur d'Hollywood, à Los Angeles, la chaîne ne déroge pas à sa philosophie : une expérience, une décoration et une personnalité propre à chacun des cinq hôtels étasuniens (deux à New York, un à Miami et deux dans la Cité des anges).

Fondé en 1999 par le propriétaire du Château Marmont, le luxe unique du Standard repense l'hôtellerie haut de gamme. Il rompt avec la globalisation des codes convenus des multi-étoilés. Avec son design contemporain, son restaurant VIP classé au guide Michelin, sa boîte de nuit en penthouse, son spa ultra moderne, ses services de conciergerie, ses vues imprenables et sa vie communautaire, chaque Standard représente plus qu'un séjour inoubliable : c'est un style de vie, un état d'esprit. Rapidement devenu le repère des célébrités de la mode et de la musique, le label prend le pari de se politiser et de s'engager pour des causes comme l'interdiction du port d'arme ou le mouvement #metoo. En marge du récent programme "Ring Your Rep" (abréviation pour "representative", le nom des députés aux Etats-Unis), plusieurs cabines téléphoniques ont par exemple été installées dans chacun des hôtels de la chaîne. Histoire que chaque client puisse y contacter directement le Congrès pour émettre des requêtes.

Le Standard accueille aussi régulièrement des expositions, comme la très attendue "Beyond The Streets" sur le street-art et le graffiti, organisée dans l'établissement de Downtown Los Angeles, ouvert trois ans après celui d'Hollywood. En 2006, c'est Miami qui a confirmé l'extension de la marque avant que le cabinet Ennead Architects conçoive le premier établissement new yorkais, un hommage architectural à Le Corbusier, surplombant la High Line, une ancienne voie de chemin de fer réhabilitée en parc urbain. Une construction qui donne l'impression de flotter au dessus du parc, entre utopie moderniste et de design scandinave. C'est dans la chambre Hudson Studio de l'hôtel que Beyoncé a tourné le clip du titre “Rocket”. En 2011, c'est le Standard East Village qui ouvre ses portes, dans l’un des quartiers à la mode de la Grosse pomme. La décoration intérieure est signée du designer italien Antonio Citterio. Vous savez ce qu'il vous reste à faire…

848 Washington St, New York, NY 10014, États-Unis

Publié le 21 mai 2018
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