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La 58ème Biennale d’art contemporain de Venise, une échappée artistique engagée

La 58ème Biennale d’art contemporain de Venise, une échappée artistique engagée

La 58ème édition de la Biennale d’art contemporain de Venise bat son plein pour six mois depuis le 11 mai dernier. La Sérénissime, qui organise depuis la fin du XIXe siècle la plus ancienne Biennale d'art au monde, réserve cette fois encore des surprises.
La 58ème Biennale d’art contemporain de Venise, une échappée artistique engagée
Crédit : Tiziana Fabi - AFP : Barca Nostra de Christophe Büchel
Jusqu’au 24 novembre, des milliers de visiteurs parcourront la ville pour découvrir la centaine de pavillons nationaux des deux sites principaux, l’Arsenal - ancien chantier naval - et les Giardini, les jardins. À ne pas oublier, de multiples expositions d’art disséminées dans les rues, musées et palais de Venise. Au programme, des œuvres et performances particulièrement militantes.

Des enjeux très actuels pour une édition dans l’air du temps

À chacune de ses éditions, la Biennale a mis en relief des artistes venus des quatre coins du monde. Sa marque de fabrique, ses pavillons représentant chaque nation participante. Cette année, ce sont 90 pays qui occupent Venise et "s’affrontent" pour remporter le prix d’honneur, le Lion d’or.

"May You Live in Interesting times" : "Puissiez-vous vivre dans une époque intéressante". Le titre de la Biennale donne le ton. Avec l’objectif assumé de faire réfléchir ses visiteurs, cette 58ème Biennale s’accroche au patrimoine de sa ville, avec ses canaux et ses jardins, tout en regardant l’avenir de face. Référence internationale en terme d’art contemporain, l’événement fait la lumière sur des problématiques très contemporaines, telles que le réchauffement climatique, ou l’égalité homme/femme. L’art tient ici plus que jamais le rôle de représentation de notre temps.

Pour Ralph Rugoff, commissaire de l'exposition et directeur artistique de cette édition, le présent est au cœur de la Biennale : "Elle parle de l'époque dans laquelle on vit. Cette époque est issue de notre histoire - elle ne démarre pas de rien - et peut-être qu'elle évoluera vers un avenir ou un autre, on ne sait pas, mais c'est vraiment une manifestation qui montre la manière dont les artistes réagissent à notre époque."

Les incontournables de l’édition 2019 : des artistes aux messages forts

Parmi la multitude de pavillons et expositions présentes dans toute la ville, il faudrait presque toute une vie pour en faire le tour. Quelques artistes et œuvres ont néanmoins marqué les esprits. C’est le cas du pavillon lituanien, qui a remporté cette année le fameux Lion d’or. Avec leur opéra-installation, les artistes Rugile Barzdziukaite, Vaiva Grainyte et Lina Lapelyte ont apporté une touche de mer et de soleil à la cité des Doges. Aux faux airs de vacances, l’œuvre s’attaque à un sujet épineux : l’écologie. Avec une scénographie unique (les spectateurs contemplent des estivants chantant sur une plage depuis un balcon), l’installation fait apparaître subtilement la cause écologique. Le niveau de l’eau ne cessant de monter à Venise, le clin d’œil critique a été endossé par l’œuvre.

Pavillon lituanien credit Andrea Avezzu Courtesy La Biennale di Venezia
Crédit : Pavillon lituanien - Andrea Avezzù Courtesy La Biennale di Venezia

Avec sa "Barca Nostra", l'artiste suisse Christoph Büchel a, quant à lui, exposé l’épave d’un bateau naufragé en 2015 au large des côtes libyennes, transportant avec lui 800 personnes. Une pensée forte en hommage aux migrants.

Aux côtés d’œuvres aux messages puissants, les artistes femmes sont particulièrement présentes cette année. La France a fait appel à une femme pour la représenter, la vidéaste Laure Prouvost. C’est également le cas de l’Allemagne et de l’Arabie Saoudite.

La Biennale "hors les murs" fait découvrir Venise autrement

En marge des pavillons nationaux sur les deux principaux sites, toute la ville va vibrer aux couleurs de la Biennale durant ces six mois. L’occasion pour les habitants et les touristes de visiter des expositions dispersées partout dans la cité. L’église de l’abbaye San Gregorio dans le quartier du Dorsoduro a notamment été transformée en une véritable maison de collectionneur. Le palazzo Fortuny et son hommage au peintre Coréen Yun Hyong-keun, propose des tableaux abstraits avec une sensibilité propre à l’artiste. Le musée d’art moderne de Venise profite de la Biennale pour exposer certaines œuvres du peintre américain Arshile Gorky. Un programme très riche à destination de tous les amateurs d’art !
Publié le 06 juin 2019
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