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Rencontre avec Alix D. Reynis, créatrice au parcours sculpté et sinueux

Rencontre avec Alix D. Reynis, créatrice au parcours sculpté et sinueux

Alix D. Reynis, petite-fille et fille de juristes, est née dans une famille passionnée par le travail manuel. Son parcours n’a pas été linéaire, il n’était pas dessiné à l’avance. Après des chemins empruntés sur la route du droit ou de la sculpture, elle crée sa marque éponyme en 2011. Ses créations de vaisselle, bougies et luminaires en porcelaine de Limoges voient petit à petit le jour, avec deux mots d’ordre : épuré et travaillé.

Rencontre avec Alix D. Reynis, créatrice au parcours sculpté et sinueux
Crédit : Alix D. Reynis

Quel a été votre chemin professionnel ? La création de votre marque a-t-elle été une évidence ?
Avec des parents très manuels et bricoleurs, j’ai sculpté, bricolé, assemblé durant toute mon enfance. Cela ne m’a jamais traversé l’esprit d’en vivre, même si mon père était menuisier en parallèle de son métier de juriste. J’ai donc fait des études de droit, avec une grande frustration de ne pas pouvoir aller aux Arts Déco ou à l’école Boulle. C’était une sorte de fantasme, sans pouvoir y aller. Je n’étais pas destinée à cela. Je me suis rapidement rendue compte que je n’étais pas heureuse et j’ai appris la sculpture en autodidacte, je m’y suis dédiée pendant cinq ans.

Je souhaitais être indépendante, j’ai donc terminé mon diplôme de droit et exercé durant cinq ans, sans pour autant être épanouie. J’avais une envie quasi-obsessionnelle de trouver ma voie. Une coach m’a demandé un jour ce que je ferais si j’avais une demi-journée de libre. J’ai tout de suite pensé à faire quelque chose de mes mains, des créations utilitaires comme un bol ou une assiette. J’ai donc fait une assiette, et j’ai trouvé cela super. Il fallait juste trouver le bon fil dans la pelote. J’avais l’envie de prouver à moi-même que je pouvais réussir. J’avais une volonté farouche d’indépendance tout en ayant l’intuition d’y aller à mon rythme.

Comment se sont passés vos premiers pas d’entrepreneure ? Aviez-vous au départ l’envie de créer d’autres choses que de la vaisselle ?
Avec un passé manuel il fallait tout de même rattraper le temps perdu. Je me suis formée en plâtrerie et en modelage. J’ai fait des ateliers, notamment un sur les prémices de l’écriture, qui m’a beaucoup inspirée pour mes premières créations. Le rendu de la matière et son relief m’a beaucoup impressionnée. Cela a été ma première identité.

Le parcours n’était pas dessiné à l’avance. J’ai commencé à créer de la vaisselle, d’abord en faïence puis en porcelaine de Limoges, qui demande un grand travail, et une grande exigence. Les luminaires sont vite arrivés, j’avais envie de jouer avec la luminosité de la porcelaine, cela n’avait pas encore été beaucoup exploré. Pour les bougies parfumées, chaque gravure a son parfum. L’odorat est un sens très puissant, très archaïque, en chacun de nous.

Quelles sont vos principales inspirations pour vos créations ?
Je garde un lien très fort avec l’Histoire, j’aime l’idée que ma main retranscrive la mémoire des artisans. À chaque époque, il y a eu de belles choses. Je suis très inspirée par le XVIIIe siècle, l’Antiquité… J’écrème les musées, j’ai une soif d’inspiration. À Paris, les immeubles eux-mêmes peuvent être des témoignages de beauté.

Pour mes nouvelles créations, j’ai toujours l’idée de faire mieux, plus beau, plus luxueux. Je souhaite vraiment valoriser la porcelaine de Limoges. Aujourd’hui, elle peut être perçue comme ringarde, on ne sait pas que c’est de l’or. Les savoir-faire sont partis. J’ai envie de retrouver des beaux objets, avec ma pâte, en restant épurés et travaillés.

Après la vaisselle, les luminaires ou encore les bougies, que prévoyez-vous ?
Nous allons prochainement lancer des carnets, peut-être du textile en collaboration. J’ai envie de faire beaucoup de choses, mais en même temps, je me dois de rester sur mon savoir-faire. Avec nos boutiques à Paris, je voulais vraiment ancrer la marque comme une marque parisienne. J’aimerais également ouvrir des boutiques en dehors de Paris.

Publié le 16 décembre 2019
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