Mode

Une Fashion Week historique pour le prêt-à-porter masculin

Une Fashion Week historique pour le prêt-à-porter masculin

Virgil Abloh, pour sa première historique chez Louis Vuitton, et Kim Jones, pour ses grands débuts chez Dior, ont été les deux sensations de la Fashion Week masculine parisienne. Mais Kenzo, avec son message politique, et Jacquemus, exilé à Marseille, ont eux aussi assuré le spectacle.

Une Fashion Week historique pour le prêt-à-porter masculin
De gauche à droite : Kenzo, Jacquemus et Louis Vuitton

Il est DJ, touche à tout créatif, influenceur, star d'Instagram, bras droit de Kanye West et une icône de la pop-culture streetwear de la jeunesse cool américaine. Il est surtout le premier afro-américain à reprendre les rênes d’une maison de luxe, en l'occurrence Louis Vuitton. Forcément le premier défilé de Virgil Abloh, directeur artistique des créations homme de la célèbre Maison française depuis mars dernier, était "the event" de la Fashion Week masculine parisienne, conclue le 25 juin. Après avoir conquis les millennials urbains avec son label Off-White, le successeur de Kim Jones a fait sensation le 21 juin dans les jardins du Palais Royal, sur un catwalk arc en ciel de 250 mètres. Devant 2500 dont Bella Hadid, Kylie Jenner, Naomi Campbell, Rihanna, Kim Kardashian et Kanye West, évidemment, le designer de Chicago, diplômé en génie civil et architecture, pas en mode, a présenté une collection hybride, à la fois street et couture. Parka en aluminium, sweatshirt fleuri, pantalon cargo "tye and dye", veste en fourrure XXL, sneakers imposantes: l’homme Louis Vuitton de Virgil Abloh, qui promettait de ne pas subvertir la marque, obéit autant aux codes du streetwear qu’à ceux du luxe.

Autre grande première dans la capitale mondiale de la mode, les débuts très attendus de Kim Jones pour Dior Homme. Quatre mois seulement après son transfert, l'ex-DA du prêt-à-porter masculin de Louis Vuitton s'est permis une collection ultra fraîche autour d’une œuvre gigantesque fleurie à l'effigie de Christian Dior, signée de l’artiste Kaws. Dans la cour de la Garde républicaine, l'homme Dior été 2019 de Kim Jones rend hommage au passé et au patrimoine de la Maison. Les t-shirts se parent du légendaire imprimé Oblique et les trenchs du motif cannage, la toile de Jouy est déclinée en cuir, broderies et jacquard. En banane, bandoulière ou besace, l’éternel sac féminin "Saddle" devient carrément un accessoire purement masculin. L’abeille est elle aussi réinterprétée, butinant pantalons et chemises. Touche pop et colorée garantie.

Jacquemus, un sud méditerranéen qui s'assume

Si ces deux défilés sensations ont aimanté les curiosités, notamment sur les réseaux sociaux, la semaine parisienne a réservé d'autres belles surprises. Comme par exemple le décor d'un monde enfantin hollywoodien chez Thom Browne, les ors du salons du Ministère des Affaires étrangères chez Balmain et les fumigènes de couleurs pour une mise en scène XXL chez Rick Owens. Comment également ne pas mentionner l'audace de Kenzo, qui en clôture de la semaine, a présenté une collection créée par deux enfants d'immigrés américains, dont le thème central était la bienveillance. Bien vu et assez osé dans le contexte politique migratoire actuel aux Etats-Unis.

Loin de Paris, dans la calanque de Sormiou à Marseille, Simon Porte Jacquemus a lui aussi créé l’événement en dévoilant sa première collection homme printemps-été 2019 dans "le plus bel endroit du monde", dixit le créateur provencal. Près de 200 personnes avaient fait le déplacement pour assister à un défilé, intitulé "Le Gadjo", où le Sud était omniprésent. Comme lors de sa dernière collection féminine. Chapeaux de paille, tournesols sur les chemises, un survêtement bleu azur aux couleurs de l'Olympique de Marseille, Jacquemus a affiché des "hommes bien dans leur corps, méditerranéens". "Mon mec à moi il aime le soleil, se baigner, ouvrir sa chemise", a confié à l'AFP le styliste de 28 ans, qui a replongé dans son enfance et titillé les clichés provençaux pour raconter sa nouvelle histoire : le Gitan des Saintes-Marie-de-la-Mer, le Provençal d’Arles, ou encore le "kéké" de Marseille en kaki, ocre, rouge, jaune et en beige dans toutes ses nuances.
Publié le 03 juillet 2018
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